Je viens à l’instant de me lancer un défi. Il consiste à disserter sur le premier terme ou locution qui me passeraient éventuellement par la tête.
Quelques instants d’attente pour permettre au flux électrique cérébral de choisir son favori…..
Résultat des courses, c’est le mot "tev’git" qui vient de sortir le premier sur la ligne d’arrivée de mon inconscient lourdement noyé par des rincettes très épicées.
Je suis ravi ! Succulent tev’git qui revient me revisiter pour me surprendre agréablement pendant mon interminable pousse-café matinal.
Il fait parti d’un langage inventé jadis dans mon cercle le plus intime.
Un néologisme dérivé de végéter (être peu actif) et qui s’est enrichi au fil des années par d'autres improvisations linguistiques, dont le célèbre "m’veget", celui qui s’adonne sans complexe aucun au farniente.
Triviale comme "intrusion" soudaine, l’été et son mois d’août sont propices à l’inactivité indolente.
Papier superflu, je le concède, mais au moins pour cette fois-ci je ne vais pas choquer les âmes "patriotiques" par mes digressions anti-establishment.
Tout se bouscule, un autre mot me revient à l’esprit, "t’haftir" (ne possède aucune racine romaine ni latine encore moins grecque), mais je vous assure qu’il est intraduisible, non pour des raisons de correction, mais très difficile à résumer tout ce qu’il porte en son sein.
Tous ces petits mots et bien d’autres sont les signes de ralliement de ma petite tribu, qui nous permettent de passer des messages souterrains en cas d’intrusion malveillante.
Je dois préciser pour terminer, que notre jargon "cabalistique" n'a jamais été utilisé pour des conspirations ou autres menées secrètes, car il vous aura pas échappé que les vrais comploteurs ne végètent jamais.