Dimanche 20 Juillet 2008

Quand je suis sorti, je n'étais pas tout à fait remis de mes émotions et les gens me coulaient des regards craintifs.

 

A croire que je me sentais placé sous la protection de ma colère.

 

Le soleil est apparu avec force et les rues se sont chargées de la cohue indolente du week-end.

 

Dans un un magasin, j'ai pris mon temps pour essayer des lunettes de soleil.

 

Chaussé d'une enième paire, je grimaçais au miroir afin de solliciter mon absolution.

 

La vendeuse me souriait et poussant des "Oh ! Oh !" de ravissement à chacune de mes "pirouettes".

 

Après une demi-heure d'atermoiements oisifs, je me suis examiné une dernière fois dans dans la glace pendue au mur et je me suis comparé à un tueur à gages des plus mauvais films de série B.

 

J'ai fui immédiatement l'endroit sans les salutations d'usage. Pour aller prendre plus loin mes aises sur un banc public, ne pouvant en aucun cas réprimer toutes mes grimaces de consternation.

publié par BAROUD dans: baroud

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