Des hommes et des femmes sont morts il y a plus d'un siècle pour donner aux travailleurs exploités une dignité et faire en sorte que des lois justes régissent leur labeur. Le premier Mai a ainsi fait son entrée sur la scène sociale grâce à la pugnacité de gens courageux qui au fil des décennies ont étoffé leurs revendications à coups de manifestations sanglantes qui ont fini par imposer aux patrons et aux pouvoirs publics la nécessité de renoncer aux pratiques ancestrales qui faisaient que l'ouvrier n'avait aucun droit. Depuis des défilés pacifistes sont organisés à travers le monde démocratique pour rappeler aux nouveaux régents de l'économie mondiale que la vigilance reste de mise et que toutes leurs dangereuses lubies "capitalistes" peuvent être remises en causes du jour au lendemain. Les grèves sont là pour faire infléchir même le plus coriace et le plus puissant des magnats de l'industrie et autres impitoyables et spéculatifs fonds de pensions américains. Chez nous, les choses sont totalement différentes. L'UGTA, pseudo syndicat des travailleurs, depuis toujours aux ordres, dirigé par une face de rat corrompue et opportuniste nommée abdelmadjid sidi saïd, n'est que la caisse de résonance d'un pouvoir soucieux de contrôler par la force et les menaces cette masse laborieuse qui peut faire tanguer gravement tout le système si elle venait à être libérée de sa tutelle. Etre syndicaliste c'est un peu avoir une âme d'anarchiste, refusant de facto toutes les sordides compromissions faites sur le dos des personnes qu'on a l'honneur de représenter. En Algérie, la déférence envers les gouvernants est systématique et le choix des cadres syndicaux est dicté par la présidence. Mieux, le premier a avoir félicité le crapuleux secrétaire générale, qui vient d'être réélu, a été le président de la république, un comble. A défaut de futures victoires ouvrières épiques, prémices à tout changement, j'irais vadrouiller ce jeudi sur les chemins de nos infortunes et à travers nos champs verdoyants à la recherche de quelques brins de muguet (symbole du 1er mai), qui parait-il porte bonheur....je reniflerais, voire snifferais, cette plante herbacée odorante jusqu'à la griserie totale. En espérant seulement une chose, ne pas tomber sur un garde-champêtre rancunier, syndiqué petit sidi saïd, qui me fera coffrer pour enivrement bucolique.
Baroud yakhi salamat avec le chambite de sidi said.
Commentaire n° 1 posté par: Kamilia le 06/05/2008 - 10:07:01
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