Suite, mais pas toute la suite car l'intimité des corps parfois choque mêmes les plus blasés. Donc "modestement" un avant goût précédant la bataille finale.
TêTE à TêTE SILENCIEUX ! Plus tard mon raisonnement faiblissait. Je me suis laissé traîner jusqu'à ma chambre machinalement. Je me suis recroquevillé sur mon lit et j'ai eu un ultime sursaut de contrôle. J'avais élaboré au fil des jours un film que je projetais dans ma tête à chaque fois que je la sentais en train de m'épier avec insistance. Le face à face avait trop duré. Il fallait soit passer à l'assaut soit descendre du ring après avoir jeté toutes les éponges du monde une fois pour toute.. La réponse était facile à trouver. Car, je suis depuis toujours un boxeur dans l'âme. Boxe d'ailleurs, que je pratiquais sans règles trop précises, tout se faisait au feeling. Malgré mes nombreux K.O. très dignes et les autres…..c'est toujours mon punch reconstructeur qui m'a remis sur le tapis. Et je me retrouve aujourd'hui à disputer un énième combat, dans un huis clos excitant. Elle ne finissait pas de tournoyer autour de moi comme une ballerine entraîner par la magie des ses improvisations. Elle me sondait et, de mon côté, j'aiguisais le regard en refaisant dans ma tête le protocole d'approche. Je me suis imaginé qu'elle m'était due et que c'était à la vie de se racheter des douleurs qu'elle m'avait infligées. Aujourd'hui je vais aller au fond de moi-même et je sais que je n'ai pas le droit à l'échec. J'étais prêt à mettre un terme à ce ballet rempli de grâce. Assis au bord de mon lit j'attendais son passage obligé pour la happer de sa trajectoire et la faire dévier vers mon lit. Pour être tout à fait juste, je dois signaler q'une complicité certaine entre le prédateur et sa proie est visible à l'oeil nu. J'ai prolongé sans limite cette attente en me concentrant sur chacun de ses mouvements. Mais une vague ondoyante venue de nulle part tel un tsunami allait tout emporter sur son chemin. D'un geste irréfléchi, je me suis jeté sur elle, l'attrapant par la taille pour la ramener vers moi. Un semblant de résistance de sa part, puis le renoncement, l'attente avait trop duré pour les deux protagonistes. Mon trophée dans les bras, je comprenais mieux maintenant le sens profond de l'expression : "le repos du guerrier". Une soudaine sérénité inexpliquée était en moi. La satisfaction d'avoir mené à bien cette razzia pour ma survie et revenir à mes bases arrières avec mon butin comme triomphe extrême. Subitement, j'étais poussé par une force insensée qui exigeait de moi de façon pressante de lever le camp et d'aller sur d'autres terres. Parfois dans ces moments d'euphorie, l'homme cet animal insatisfait recherche l’extrême difficulté pour l'accomplissement de ses désirs. Destination, la cuisine, un lieu idéal pour sceller toutes les fusions. La table en bois massif était apte à se laisser escalader, ring par excellence, solide, fait sur mesure pour le feu d'artifice final. Nadia se traînait à ma suite, accrochait à mon cou. Je marquais des haltes pour la regarder et ses yeux mi-clos semblaient mourir à l'infini. Une vraie scène de chasse qui me rappelait mes nuits d'insomnies passées à regarder sans conviction les documentaires animaliers où la savane impitoyable s'invitait crûment dans ma chambre à coucher. Au moment où nous atteignons notre point de chute, j'ai respiré profondément pour maîtriser les tremblements de mon corps. Elle semblait brutalement frappée d'une grande excitation et s'appliquait à tout surveiller comme si elle souhaitait que mon attaque soit imminente, qui du reste n’était toujours pas encore programmée. Ramenée de ma tanière, un lit immense en désordre perpétuel, vers ce lieu de convivialité, elle se laissa dompter son coup férir. Même très ravie de faire une pause syndicale après plus trois heures de dur labeur. Animé par une fougue sans précèdent, je me suis décidé à aller enfin goûter aux restes de ces délicieuses gaufrettes qui tapissaient le fin fond de sa bouche enflammée. Avec une dextérité remarquable, ma langue a nettoyé le tout en deux temps, trois mouvements. Dans ces moments d'abandon mon insatiabilité famélique reprend le dessus. Le bonheur me restituait le rire de mon enfance. L'équilibre fragile de nos deux masses a été tout à coup détruit et un formidable basculement s'est produit. La table était conquise. Des odeurs d'épices diffuses et de tabac corsé nous enveloppaient dans une brume enivrante. Son sourire semblait s'élargir vers des zéniths improbables, aussi épanoui que les petits nénuphars qui ornent le jasmin d'Arabie agrémenté de fleurs blanches. Un autre fruit plus appétissant que toutes les variétés de fraises du monde, attendait fébrilement sa dégustation surprise. Une cerise recouverte d'un léger feuillage et fraîche comme la rosée des matins de grands départs, se réjouissait de se voir cueillir à la fois de force et en douceur. Tout cela allait dépendre de mes capacités à résister aux flots de désir qui pouvaient s'inviter brutalement, à la manière d'une lame de fond, balayant sans ménagement l'immensité des océans. Un vent très frais venant du néant a soufflé sur notre orgie. J'ai même cru entendre l'écho de sa voix intérieure me dire des mots gentils comme pour me remercier de mon implication totale dans ce face à face inédit. Je savais maintenant que l'issue de la confrontation allait déboucher sur quelque chose qui dépasserait toutes mes prévisions, mêmes les plus optimistes. C'était mon jour de chance et plus la peine de croiser les doigts.
hahahaha j'espére que tu n'as pas oublié le préservatif,sinon tu vas te retrouvé avc un petit baroud. lol!!
Commentaire n° 1 posté par: la malicieuse le 23/08/2007 - 11:23:55
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