"Chier dur, chier mou ...mais chier dans le trou" : tel était le slogan écrit sur une vieille pancarte, vestige intact de l'école à l'ancienne et, qui ornait l'intérieur des w c de mon école passée, période à jamais révolue. Par les temps présents, ce dicton sympathiquement scatologique n'est plus du tout respecté. On fait ses besoins un peu partout et sans grand état d'âme. Des giclées entières, nauséabondes arrivent mêmes à nous badigeonner copieusement à l'intérieur de nos maisons refuges, en principe sanctuaires inviolables et aseptisés. Autre merde celle-ci très molle déversait quotidiennement par notre fosse sceptique de télé caractérisée par une redondance dans l'info émotion. Des soirs entiers à essayer de nous faire avaler la même pilule laxative. Celle des nouvelles et des commentaires contrôlés, larmoyants et à sens unique, distribués par un petit gros aux allures féminisées; un minet de service de plus, parmi la pléthore de ménestrels que compte un cabinet puant de cupidité.
A commencer par les télés mondiales , magiciennes de l'image spectacle, qui nous pilonnent tous les jours des déflagrations de bombes noires qui fracassent les rescapés d'un peloton abandonné au bord des routes défoncées, de l’Euphrate, du Tigre et d’autres cités antiques. Méprisé de tous, il est ignoré superbement par la voiture balai de l'Onu, qui chie dans son froc de peur de fâcher producteurs d'un spectacle truqué d'avance. Refusant même de condamner des bouts des lèvres les immenses pertes de "cureurs" de chiottes, morts sous des tonnes de merde bien dure.
Reste notre quotidien à ciel ouvert, où à défaut de pissotières et autres "trous" aptes aux vidanges des panses, les rues transpirent sans honte de la chiasse des égarés du macadam ainsi que des nombreux promeneurs, qui pris au dépourvu, balancent le tout et le reste sans parcimonie, visant dans la précipitation et le stress ...donc très loin de toute forme de trou, qui n'a du reste jamais existé.
Pancarte mythique, tu devrais reprendre du service, pour essayer de stopper un tant soit peu ce déversement anarchique, balançait sans aucune peur du "gendarme" ni de son gourdin, gadget bientôt électrisé, occupé par d’autres tâches moins salissantes. Et encore moins d'une quelconque crainte d'être foudroyé par les affres du châtiment suprême: la constipation éternelle.
C'est un coup de baroud mais avant de tirer il fallait dire : "HACHAKOUM ".
sans rancune .