Elle m'a guidé d'une voix presque inaudible jusqu'au quartier ancien. Elle semblait brutalement frappée d'une grande timidité et s'appliqsuait à être précise comme si elle redoutait la réprimande. Son appartement étant situé dans le centre historique réservé aux piétions, elle m'a proposé de garer la voiture sur l'avenue qui longeait une allée bordée d'arbres.
Lorsque, par une venelle ombragée, nous avons rejoint une place animée et bruyante, elle a posé ses doigts sur mon bras. Je l'ai interrogée d'un regard et elle m'a fait un pâle sourire. Ses yeux ressemblaient à des croissants de lune.
C'est dans cet équipage que nous avons progressé au milieu d'une foule qui déambulait joyeusement. La ville avait une humeur estivale et les terrasses des cafés répercutaient leur ambiance aux quatre coins de la place. Le soleil chauffait comme à la méridienne.
Moi j'allongeais le pas parce sa main insinuait en moi un aiguillon d'envie.
Nous avons pénétré dans la fraicheur d'un immeuble. L'ascension jusqu'au cinquième étage m'a paru interminable. Je prenait de l'avance en voltigeant, puis je me suis penché sur la rampe massive pour lui faire un clin d'oeil sans équivoque.
A l'arrivée, elle m'a ouvert le battant et m'a fait signe d'entrer.....