Une pléthore de canassons est en lice pour le prochain tiercé gagnant, dont certains portent des noms à coucher dehors, d'où leur marquage au fer rouge, ceci dans le but d'attirer plus de parieurs, dont beaucoup sont toujours frappés d'analphabétisme chronique, malgré leurs longs passages sur les bancs de l'école Algérienne.Tels des chevaux de courses, les partis qui vont prendre part aux prochaines élections municipales ont tous reçu un numéro(chiffre) pour faciliter leur ciblage et ainsi permettre aux hypothétiques joueurs du jeudi 29 de miser plus facilement sur eux
C'est la seule bonne idée de cette course aux postes de maires tant convoités, qui au demeurant n'interesse personne et qui va être sanctionnée par une abstention record, en dépit de toutes les martingales truquées que nos spécialistes du comptage sont en train d'affiner dans un cynisme déconcertant.
Dans un autre temps, le chiffre six(6)(celui du FIS) avait fait un tabac et il a fallu faire sortir les chars dans la rue pour mettre fin aux ruades du poulain déchu tout en décrétant hors d'état de nuire (dans le sang) son écurie. Celle-ci avait était montée et adoubée par cela mêmes qui criaient à la tricherie tout en s'empressant de tirer à l'arme lourde sur d'innocents "supporters" désabusés et trop souvent trompés. Va-t-il être attribué de nouveau, cet "allégorique" six ? En plus d'être lâches, nos drivers, il faut le savoir, sont aussi maladivement superstitieux.
Depuis, dans nos hippodromes dédiés sur mesure à notre démocratie, le contrôle est devenu drastique et trés pointilleux, à la limite de l'obsession paranoïaque. Les courses se passent et se ressemblent dans l'indifférence la plus totale. Mêmes les outsiders selectionnés depuis toujours pour être de vrais pur sang, de surcroit trés malléables et obeissant, n'ont aucune chance de couper la ligne d'arrivée les premiers.
Le suspens est proscrit. C'est du reste, ce qui explique le peu d'attrait populaire pour ces manifestations magnifiquement orchestrées par des producteurs véreux mais habiles, qui continuent malgré tout et méthodiquement à faire tant de l'esbroufe afin de se dédoudaner aux yeux de l'opinion internationale. Certains ont mêmes reçu médailles et distinctions internationales pour la bonne tenue de leur "haras" national.
Pendant ce temps, baudets, ânes, bourricots et bêtes de somme, et ils sont plus que majoritaires, font la fête, car pour une fois ils ont échappé au ridicule institutionnalisé. Entre la carotte et le bâton, ils ont déjà choisi et en toute conscience !