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Dimanche 23 Septembre 2007

Qui aurait pu prédire il ya quelques années de ça que la pocréation pourrait se faire sans ce fameux coït "spermazomerdique" ou non. Depuis la nuit des temps, toutes les bonnes femmes qui veulent être engrossées savent qui leur faut à tout prix trouver un phallus en érection pour arroser le fin fond de leur intimité et au bon moment pour pouvoir prétendre à la maternité.

 

Au-delà du caractère orgasmique de la chose, certaine veulent être mères sont passées par la case: pénétration. Chacun,chacune ses rites, us et coutumes. Le vibro masseur, et lessive à la main entre autres, et toute une autre panoplie de gadgets ont été inventés par "l'Homme" pour donner du plaisir aux réfractaires de la cohabitation charnelle. Mais restait l'épineux problème de vouloir à tout prix enfanter. Quelques siècles plus tard....la solution est venue des scientifiques, toujours assez fous, pour foutre le merdier dans toutes les bonnes sociétés bien habituées au ronronnement séculaire.

 

Ainsi l'invention du clonage, réussi avec succés sur les animaux, va permettre aux femmes(dans quelques années) d'avoir des gosses sans avoir à subir les outrages des pénis éjaculateurs. Le modus operandi est des plus banal et navrant à manger du foin, mais encore fallait-il y penser... qui se résume sommairement ainsi: on vide la cellule d'une nana de son noyau en mettant tout le matériel génétique d'une femme ou d'un homme à la place, une décharge électrique plus tard, on replace tout ce beau monde dans le vagin de ladite dame et neuf mois plus tard ce sont des cris stridents venus d'un bas ventre jubilatoire qui fêtent joyeusement la fin de la copulation classique.

 

Certes, la méthode ne laisse aucune place aux envolées lyriques nocturnes qui peuvent donner plus de piment à la conception d'un mioche, mais elle a le mérite d'exister et oh miracle de faire au passage la nique à nous autres messieurs, trop fiers de nos prérogatifs primordiaux et incontournables de reproducteurs patentés.

 

Ainsi et, contre toute attente, une société faite uniquement de femmes peut survir et se developper à la disparition des hommres. Pour ma part je suis absolument contre, mais je décèle dans ce concept nouveau une faillite (encore une ) des certitudes, religieuses et autres, qui faisaient du mâle une passage obligé à toute pérennité de l'espèce.

 

Un remake encore plus pathétique que le vécu du mâle de l'abeille , qui après avoir copulé, meurt sur place sans pouvoir faire une reconnaissance de parternité auprès des services concernés.Pire, dans notre cas, il n'y a plus besoin de faire appel aux services du géniteur même le plus penaud.

 

Le vingt énieme siècle serait-il le siècle de toute les aberrations possibles? Mais une chose est sûre, il est probable qu'il soit le prémice à la fin des suprématies immémoriales que beaucoup craignent et redoutent comme une castration annoncée.

publié par BAROUD dans: baroud
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