Dimanche 16 Septembre 2007

J'ai humé la mer et ses odeurs d'algue et de poisson sauvage. L'horizon s'est écarté et j'ai pris appui sur un sable fin. Entraîné par mes émotions bouleversées, la crique de ma jeunesse m'environnait , inchangée et toujours lumineuse, dans mon exil intérieur.

 

Dans le ciel, un oiseau géant dépliait ses ailes,en position stationnaire. Il avait l'envergure de l'albatros et la quiétude du phénix. Dans son imperceptible mouvement, était inscrite toute la magie de l'éternité.

 

Et je suis demeuré là, à l'infini.

 

Quand la mer s'est animée, ses crêtes ont levé leurs courbes aux contours d'émeraudes et je suis entré dans l'eau. Au loin, des bateaux voguaient sans hâte. Leurs coques étaient peintes de ce bleu d'Alger, à la fois marin et paysan.

 

Elle avait écrit que, pour la rejoindre, je devais doubler un cap et je comprenais son message.

 

Une vague maternelle a roulé. Elle s'est déployée en corolle et m'a enrobé affectueusement. Elle a couru sur la surface comme un galop d'essai. Puis elle m'a soulevé et je sais qu'elle va me faire remonter à l'instant exact de ma naissance.

publié par baba salem ressuscité dans: baroud

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