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Jeudi 30 Août 2007

La rumeur a traversé la ville comme une trainée de poudre et elle disait avec insistance: il est mort. Dans mon for intérieur, au-delà ce que la mort représente comme compassion, je me suis dit nous voilà embarqués pour quarante jours de deuil bien ficelés. Mais après quelques instants d'hésitation, l'officiel avait enfin montré son bout de nez pour dire qu'il y avait bien eu mort d'homme , mais celle du deuxième homme des services secrets. Un homme, puissant, resté toujours dans l'ombre et que la mort venait de donner un visage. Quelle abnégation et quel sacerdoce ce métier d'espion!!?

 

J'étais un peu rassuré, point de deuil, ni de ces sempiternelles longues heures de diffusion monocorde de versets coraniques qui vous donnent des envies de vous souler à mort en attendant la fin de tous vos enterrements intérieurs.

 

Et comme pour démentir toutes les fausses rumeurs de la veille, le président "frais comme un gardon" se rendit le lendemain rendre visite au cheikh d'el azhar victime d'un ulcère foudroyant et hospitalisé dans notre plus grand hopital du pays, un structure militaire fierté incontestée de tous nos dirigeants, mais néanmoins pas tellement à leur goût personnel, puisque ils se soignent exclusivement tous à l'étranger.

 

Ainsi le plus médiatique prosélyte des télé satellitaires, le misogyne et antisémite youcef el karadaoui avait servi d'alibi pour faire taire toutes les rumeurs folles. Il est certain qu'il sera grâcieusement remercier pour service rendu et sûrement fêté comme il se doit par nos médias après la fin de sa convalascence algéroise.

 

Ailleurs pas loin de chez nous,certes pour des raisons de pures communications politiciennes, les chefs d'état se déplacent sur les lieux des accidents de la circulation, rendent visitent aux victimes des pédophiles et autres sadiques et s'iquiètent pour des pompiers qui combattent le feu etc...

 

Rien de tout cela che nous, tant que le petit peuple se fait écraser et piétiner personne ne veut se photographier avec lui où lui envoyer le moindre message de sympathie. Nos "guides" ont une horreur viscérale de se mêler aux petites gens car ils leur le rappellent trop leur passé récent. Et pour cause, tous ont commis les pires compromissions pour se dégager des bourbiers où ils pataugeaient d'mpatience pour changer de statut et jurés de ne plus se retourner sur leurs pas.

 

Alors heureusement pour eux et afin de nous prouver qu'ils sont toujours vivants eux, de vieux chnoks fascites font des passages et "trébuchent" par la volonté de toutes les destinées dans nos contrées pleines de mépris, pour qu'ils puissent, par la grâce de ces oulémas du chaos, nous rassurer sur leur état de santé plus que satisfaisant.

publié par baba salem ressuscité dans: baroud
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