Alors que des Syriens, Marocains, Tunisiens, Algériens, Egyptiens et mêmes des Palestiniens se font délicieusement sodomiser pour les plus rebelles d'ente eux ou tabassés "proprement" -pour les moins coriaces - dans les règles de l'art à l'intérieur des sous-sols des centres de torture de leurs pays respectifs, Kad Merad le postier des ch'tis, obéissant et joufflu plus que jamais, se rendait ridicule devant un parterre de dictateurs dissimulés derrière leurs lunettes noires en récitant la déclaration des droits de l'homme dans un Paris habillé aux couleurs d'un Sarko manipulateur.
Dany Boon l'autre "bougnoule" (bien assimilé) ch'ti amuseur, acteur et réalisateur à "succès", était trop occupé à admirer sa médaille de commandeur de la légion d'honneur pour venir se donner en spectacle même par un 14 juillet, où on a vu des paras sauter sur des réjouissances qui avaient tous les signes d'une grande farce médiatique.
Bienvenue chez les faux-culs de tous poils. En particulier, le scénariste de ce magnifique spectacle attrape-nigauds, ses invités du sud intouchables et goguenards et les petits acteurs faire valoir.
Assurément au box office ils feront moins de recettes que le navet "nordique", mais l'essentiel est dans l'intoxication et le l'esbroufe fait autour de la troupe en mouvement, bien alignée, conquérante, marchant au pas cadencé après avoir écouté religieusement les concepts inaliénables des droits universels de l'Homme.