Il est de nos jours devenu aux Etats Unis d'Amérique plus facile de canarder tout son beau monde si l'envie vous vient soudainement que de griller une cigarette en public. Ainsi au pays des extrêmes en tous genres et, au nom du deuxième amendement, la vente d'armes est quasiment libre dans presque tous les états. Mais postuler, par exemple, à un emploi sans faire de déclaration sur l'honneur de respecter toutes les lois anti babac qui gèrent le quotidien des administrations et autres espaces communs relève de l'atteinte à la sureté de l'état.
Les travailleurs fumeurs sont priés d'aller tirer leurs clopes dehors, loin des regards haineux des inquisiteurs du coin et cela par tous les temps. Expulsés tels des malpropres, ils se réfugient dans les rues, sous le regard réprobateur des passants pour avaler enfin une fumée stigmatisée et frappée d'opprobre. Alors, que le nom fumeur sympathisant à ces heures perdues des ligues anti-tabac, peut à tous moments pousser la porte d'un armurier pour se transformer en un Rambo conquérant et faire fructifer les sociétes du tout puissant cartel des armes. Un lobby intouchable, faisant la pluie et le beau temps au sein du congrés et donc à l'abri de lois répréssives.
Certes le tabac, est dangereux pour soi et occasionnellement pour les autres (tabac passif) et pouvoir s'en passer est une bonne chose. Mais rien de comparable avec la nocivité prouvée des posseuseurs de flings tous calibres, dégainant tels des sheriffs de westerns macaronis leurs armes à feu sans sommation et faisant de l'auto défense une priorité absolue.
Pour ma part, je prèfere mourir d'un excés de plasir tabagique assumé que de rencontrer un cow boy mal luné, pour tomber sous des balles encoraugées et plébiscitées par la déclaration des droits américains.
Décidement, au pays de la démesure, des nouvelles technologies, des révolutions historiques et surtout de l'arrogance des faiseurs du Dow jones, il est déjà possible d'avoir du feu sans fumée. Peut être une bonne nouvelle pour la couche d'ozone. Mais à contrario, ils déjà prouvé que sur les "champs de tirs" improvisés à la va-vite ça et là que les morts "collatéraux" de l'imprévu et de l'absurde se ramassent déjà à la pelle par milliers et en toutes saisons.