S' il y a un job qui est en train de faire un vrai tabac parmi la cohorte de légionnaires que sont nos cadres sup, c'est celui de député. Tous veulent décrocher le sésame pour partir à l'assaut de l'hémicycle de l'assemblée nationale. Une assemblée certes factice, qui n'a aucune incidence sur le cours des choses , mais elle reste attractive tant par son statut que par les privilèges qu'elle accorde à ses protégés. Député Algérien, un boulot pénard et qui peut rapporter gros en peu de temps. Mieux que tous les lotos du monde.
D'où, toutes ces bousculades faites d'empoignades et d'iinsultes, le tout couronné de réglements de compte impitoyables. Une débauche "d'énergie" qui ne vise qu'à une seule chose :essayer de placer ses poulains dans la course vers le summum. De vraies écuries d'intérêt se sont constituées dans le seul but de mettre ses protégés dans les box gagnants à la députation. Tous les barons du commerce informel et autres usuriers de l'ombre se démènent comme de beaux diables pour arriver à leurs fins. Et tous les coups sont permis, mêmes les plus crapuleux. L'argent nerf de la guerre, arrive à faire reculer toutes les barrières qui peuvent un tant soit peu gêner les manoeuvres grossières de nos maquerelles de la politique.
Il ne faut surtout pas croire que ses producteurs d'un nouveau genre mettent leur manne financière à contribution grâcieusement, une façon de faire étalage de leurs sentiements philantropiques. Bien au contraire, ce sont leurs instincts calculateurs qui les poussent à financer les ascensions de leurs nombreux affidés qui se bousculent au portillon de cette consécration institutionnelle. Avoir des hommes de main dans les sphères de décision est un investissement des plus rentables. Il permet ainsi, aux différents loups tapis dans leurs tanières sanctuaires, de prospérer tout en ayant un droit de regard sur les "faiseurs" de lois.
Quand on sait d'autres part, que depuis le début de toutes les élections nationales au suffrage iniversel qu'a connu le pays, aucune n'a été régulière ni démocratique; il est fort à parier, qausiment certain, de retrouver cette même mafia officielle au soir du déppouillement-et bien en amant- en train de s'activer sereinement pour transformer son éssai sans coup férir.
Etre député dans ce pays "du miracle économique selectif" est assurément la sinécure la plus en vogue. Et c'est pour cette raison que beaucoup n'hésitent pas à perdre leur âme pour se voir enfin autorisés à pénétrer dans l'antichambre de ce paradis où l'indécence et le mépris cotoient sans vergogne l'ignominie au paroxysme de l'abject.
publié par BaBa Salem Ressuscité ! dans: baroud