Youm el Ilm (journée du savoir) revient chaque année pour nous rappeler que rien n'a été fait de concret sous le soleil d'un pays où l'analphabétisme , la pauvreté culturelle et où surtout le système scolaire entièrement sinistré et désuet, font partie d'un décor immuable.
Alors pour faire bonne figure et cacher les insuuffisances flagrantes, on improvise ça et là, à travers le pays des manisfestations "culturelles" poussièreuses, indigestes et sans âmes. Napperons brodés, livres sans grands intérêts, pièces de théatres affligeantes, conférenciers décrépis cohabitent sous les yeux émerveillés des résponsables ravis de donner à ce bazar hétéroclyte sa consécration supreme. On crie d'abord haut et fort au génie d'innovation d'une jeunesse prometteuse et pour terminer on décore à tour de bras d'illustres inconnus et certains responsables du fiasco culturel.
Le misérabilisme de ce savoir a de beau jour devant lui. Pour la simple raison qu'il est d'une part bien relayé par une démagogie performante et tenace et, d'autre part la pauvreté sociale, fait que le grand nombre se désintéressent totalement de la qualité de la "nourriture" de l'esprit qu'on lui fait ingurgiter de force au quotidien. Ce 16 Avril, comme tous les autres, gavage à profusion et tant pis pour les crises de foie induites
publié par BaBa Salem Ressuscité ! dans: baroud