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Jeudi 20 Mars 2008

Si tes engagements pouvaient être oubliés et reniés....

 

Si mes folies pouvaient parler....

 

Si nos envies pouvaient être étalées....

 

Je t'aurais fait venir, le jour où les Albatros de Baudelaire dans son ciel éternel des Fleurs du mal et, à la nuit tombée, se regroupent pour leur unique et dernière envolée. Je t'aurais indiquée de vive voix le lieu où mes tourments prennent naissance le soir à l'abri de toutes les morales castratrices.

 

Je t'aurais vue de loin arrivée, dans ma rue où personne la nuit ne fait le guet. Une rue à l'abri des regards inquisiteurs de gens trop indiscrets.

 

Une rue qui fait semblant d'oublier mes excès. Une rue semblable à bien d'autres, mais qui me donne toujours autant de frissons lorsque tard dans mes ténèbres je la réveille de mes pas pressés, invariablement trés peu assurés. 

 

J'aurais sûrement reconnu ta démarche haletante, qui de porte en porte codifie déjà mentalement le dépaysement tant rêvé.

 

Une silhouette loin d'être banale se confond insolemment dans son insaisissable mystère raffiné !....

publié par BAROUD dans: baroud
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