Comme une ritournelle démodée, la journée de la femme revient chaque année se rappeler à notre bon souvenir pour nous annoncer sans équivoque que rien n'a été fait pour améliorer la conditon de celle-ci. Toujours les mêmes schémas ancestraux et archaïques appliqués sans concession au nom d'un héritage à la fois cultuel et culturel injustement biaisé. Et toutes les comédies bien ficelées qu'on essaye de nous vendre chaque fois à la même époque ne sont que pur bidonnage.
Et ce ne sont pas ces quelques ministres, députés et sénateurs femmes, toutes de malléables vassales soumises a leurs suzerins protecteurs qui vont démentir une réalité amère qui au demeurant arrange tout le monde. Frappées de versatilité chronique elles se vendent sans états d'âme au plus offrant, uniquement pour assouvir leurs ambitions d'occuper un des nombreux strapontins que le pouvoir distribue occassionnellement pour se dédouaner de toute accusation machiste.
Oui, c'est vrai, chez nous le 8 Mars, ce sont des milliers de fleurs, souvent importées de l'étranger, qui sont offertes aux belles des villes, qui malgré leur apparente "émancipation", sont toujours considérées par les lois de la république comme des citoyennes de seconde zone. Contraintes de subir cette ségrégation dans un silence religieux où hélas elles ne sont pas les plus à plaindre.
Car, qui penserait à aller offrire des roses à ces petites adolescentes qui à quelques kilomètres des portes de la capitale, et ailleurs dans le pays, squattent pieds nus, toute la journée, hiver comme et été, lasphalte de nos routes pour vendre du pain maison pas toujours chaud et, d'autres babioles qui les empêchent momentanément de tomber dans d'autres travers plus scabreux.
Des gamines transformées en véritables esclaves, par des familles certes complices, mais surtout délaissées par un régime qui n'a jamais eu le moindre égard envers ces "pouilleuses" de la société de plus en plus nombreuses à se lancer dans ce "job" contraintes et forcées. Poussées par le fatidique instinct de survie qui ne peut en aucun cas protéger ces jeunes et frêles créatures des pires dangers.
Vivement le 9 Mars et tous les jours suivants du même mois, connu pour ses giboulées soudaines et ses vents dévastateurs qui j'espère cette fois-ci auront raison de ces séculaires digues mentales qui font barrière depuis très longtemps au changement radical........malheureusement le mois de Mars est aussi placé sous le double signe des chimères et des crédules utopistes.
Bientôt Mai et ses vagues contestataires, mieux insurrectionnelles...qui sait?!....