Incontestablement s'il y avait une énième médaille, pas en or, mais en platine, à remettre à Nourredine Morceli se serait incontestablement celle de l'opportunisme et de l'ambition calculés.
Triste trajectoire pour ce courreur d'exception, qui après avoir avalé de nombreux 1500 m toujours en tête, se retrouve dans les places arrières, à faire la claque dans des meetings qui demandent bruyamment et sans condition la reconduction à vie de notre el hadj Omar Bongo national.
Déjà le bonhomme, qui faisait tout un cinéma exagéré après ses victoires pour montrer sa religiosté alibi, avait dans un passé récent rasé tout une forêt à des fins purement mercantiles, au grand dam des courageux défenseurs de la nature du coin, qui n'ont reçu que du mépris de la part de monsieur le wali, outré qu'on s'en prenne à une personnalité qui a consacré sa vie à courir et à s'ésouffler pour profiter d'un système plein de largesses.
Une autre figure de l'athlétisme national, Hassiba Boulmerka aussi vorace que le gars de Chlef, a pour sa part misé sur un mauvais cheval, Benflis, qui depuis a disparu même du bottin officiel de la république. Défendant dans une précédente mandature l'ennemi juré de Bouteflika, ella eu sa période de traversée du désert. Mais trés à l'aise avec les retournements de vestes, elle a apparemment regagné le troupeau et ainsi s'est vue adouber sur injonction par la caste selecte des importateurs de médicaments.
Une mine d'or pour cette femme qui a su judicieusement virer de bord au bon moment pour réussir une reconversion royale...un bel exemple à suivre pour tous nos futurs champions.
La liste des sportifs qui ont choisi ce juteux plan de carrière après leurs retraites est trés longue.Trés nombreux, se bousculant au portillon de l'infamie et se surveillent de prés pour cause de rivalités où aucun fair play n'est de mise.
Ma seule contribution dans ce monde de copinage bien huilée sera de leur suggérer d' organiser un marathon de "l'éternité" sans trucage aucun (surtout pas de triche chez eux) pour laisser gagner sportivement, notre vénéré immortel doyen.