Alors que le pédant ministre de la solidarité se faisait copieusement conspuer par des jeunes de Tiaret qui venaient tout juste d'enterrer des amis à eux, morts dans les flots d'une mer sans états d'âme, le gouvernement à travers ses habituels communiqués très détaillés faisait état de ses réserves en devises qui ne finissent pas de battre des records, dépassant allègrement les cent milliards de dollars.
A quoi sert toute cette manne providentielle placée dans des banques occidentales si au même moment le gaz lacrymogène étouffent les revendications de ces jeunes pauvres défavorisés suite à la mort de six de leurs amis. Leur seul tort est d'être des chômeurs sans perspective d'avenir et douloureusement attristés de voir des centaines de personnes obligées de se jeter à la mer par désespoir alors que les caisses de l'état regorgent de richesses.
L'actuel président et ses ministres n'ont aucune politique viable à proposer. Leur incompétence chronique n'est plus à démontrer. Son seul souci du moment, c'est de se maintenir à la tête du pays. Tout naturellement cette masse financière stockée ailleurs est son atout majeur pour revendiquer le moment venu sa bonne gestion.
D'ailleurs, la télé algérienne dans une débauche d'énergie considérable est en train de lui préparer un show gigantesque, où il sera fait état d'un bilan exceptionnel des dix ans de sa gouvernance pour conclure superbement et à travers son larbin de pdg marionnette à la nécessité d'un troisième mandat.
A bien réfléchir, lui ou un autre c'est du pareil au même, le problème n'est plus dans le choix des hommes. Les Hamrouche, Taleb et tutti quanti, des outsiders plausibles, qui ne cessent à travers la presse nationale, d'offrir leur service à l'institution militaire, ont tous participé par le passé à la faillite du pays et à l'écrasement de tout un peuple.
Le semi coma dont lequel a été plongé sciemment tout un pays n'arrange rien. Préoccupés par leurs problèmes du quotidien, cherté de la vie, simulation de pénuries, intéressement matériel calculé d'une certaine frange au dépens d'une autre....font que les gens sont insensibles à tout ce qui se passe autour d'eux et laissent ouvert un immense boulevard à tous les aventuriers de la politique qui n'ont pas fini de mettre méthodiquement en place leurs projets hégémoniques, tout cela au nom d'une divine démocratie de pacotille.
Après le funeste slogan prôné par la sinistre OAS: "la valise ou le cercueil"....
Je propose par pure philanthropie aux gérants de l'organisation mafieuse nationale pour ses prochaines préstations publiques, l'accroche suivante: "Tu nages bien ou tu crèves dans tous les cas !

