Et c'est reparti, on remet les gens dans la rue. Le tapin à la mode Algérienne refait parler de lui, malgré l'état d'urgence (toujours en vigueur) qui normalement ne doit en aucun cas permettre de telles balades collectives; mêmes si elles sont encadrées et préparées par les stratèges du coaching populaire. Mais parait-il, les gens avaient les gambettes ramolies par autant d'années d'inactivité et donc il fallait à tout prix les faire ressortir marcher et crier en communion, autour de leurs gourous en extase afin de leur insuffler de nouveau le goût à la vie.
La secte des marathoniens des années 90 vient reprendre du service. Espérons seulement que les adeptes des journées chômées payées seront au rendez-vous et qu'ils feront vibrer de leurs voix les menaces impérialistes et autres dangers potentiels qui veulent mettre à terre notre cohésion nationale.
Des marcheurs (hommes, femmes, petits et grands) au quatre coins du pays vont s'ébranler comme un seul homme pour crier leur attachemlent à la reconciliation nationale en premier lieu et répéter les vieux slogons: l'unité nationale, l'slam religion de tolérance et d'amour, gloire à nos martyrs, fidélité aux dirigeants en place. Des rengaines qu'on a invariablement entendu à la note prés, de l'époque glorieuse d'auto gestion de Ben Bella à nos jours où la mondialisation et le libéralisme économique ont supplanté toutes les utopies du passé.
Pain bénit de tous les régimes en déliquescence, les mouvements de foules hystériques mais contôlées, restent les meilleurs alibis que beaucoup affectionnent et n'hésitent pas à produire à la face du monde pour se dédouaner un temps soit peu des accusations qui pourraient surgir malheureusement dans des esprits trés mal intentionnés.
publié par BaBa Salem Ressuscité ! dans: baroud

