Les péripéties enflammées d'un interrogatoire par une nuit d'hiver, où les acteurs sont à la merci de leurs émotions naturelles.
Interrogatoire trés "SPECIAL" ! (1)
Un froid glacial, s'était invité ce soir dans cette grande salle dévouée aux interrogatoires. Une pièce où s'entrecoisent des tables surmontées de machines à écrire, comme à une classe du soir. D'immenses carreaux décorent le sol terne de ce lieu où il n'est pas trés bon de trop traîner . Une lumière intense, éclaire son visage. Ses yeux fuyent la lumière éblouissante, mais lui permet d'avoir moins froid. Du coup elle a du mal à fixer l'officier de permanence qui lui fait face.
"Je demande à voir mon avocat", c'était la seule phrase, qu'elle avait daigné prononcer depuis qu'elle est l'hôte de ses lieux. Répétée comme lithanie et avec une voix cassée par des annéees de tabac en tous genres. Le portable coller à l'oreille, mais impossible d'avoir le moindre soupçon de réseau. Il faut dire que nous sommes au niveau deux d'un sous-sol, cellui de la trés confidentielle police criminelle.
Assise sur un tabouret par trés confortable . Elle se tortillait tant bien que mal pour essayer d'éviter que son vis à vis ne découvre avec bonheur ses dessous, qui ne doivent être que chics . Ce dernier, à première vue, n'a pas vraiment le regard baladeurs . La meilleure façon de parer à une tellle éventualité c'est de mettre une jambe sur l'autre, c'est ce qu'elle fit avec beaucoup de classe du reste. Car la prevenue, faut-il le signaler est trés légèrement habillée, une mini jupe lui dévoile gracieusement ses cuisses. Le tout lui donnant la dégaine d'une starlette en perdition.
L'inspecteur aux allures d'intellectuel avait l'air trés compréhensif. Un homme élegamment vêtu, était debout à quelques mêtres. Malgré ses lunettes noires, on devinait qu'il avait la mine fatiguée.
Que dire d'elle? Pas une beauté, mais un corps plus que parfait, qui la rendait trés sensuelle.... même sexuelle. Elle dégageait un je ne sais quoi de magnétisme qui pouvait faire gonfler de bonheur le coeur le plus triste de l'univers et rendre l'allegresse perdue au plus grand neurasthénique. Bref, elle avait du chien.
D'un ton solennel le flic lui rappelle avec courtoisie qu'elle n'a pas à avoir peur, sa présence était necessaire pour l'enquête en cours. Et si elle voulait écourter son "interview" forcée et aller rejoindre sa couette et la chaleur de celle-ci entre autres, elle devait impérativement coopérer. Les faits sont graves, son souteneur et néanmoins mari, un gars peu fréquentable, a éte retrouvé la bouche grande ouverte lardé de plusieurs coups de couteaux.
Alors qu'il essayait de lui tirer les vers du nez, rentre à l'improviste son supérieur, un peu débraillé, imbibé d'une quantité peu négligeable d'alcool et le regard fixé sur cette paire de jambes d'une blancheur aveuglante.
Il était tel un aimant, attiré par l'aura magique que cette visiteuse d'un soir-malgré elle- laissait apparaitre. De son côté, on l'a sentée plus à l'aise, un sourire de confiance fût même octroyé au commissaire saoul. Flairant le bon coup, et pour lui signifier qu'il était le boss, il ordonna à son subalterne d'aller se coucher et que c'était à lui de prendre les choses en mains. Surpris le gars aux lunettes noires, ne demanda pas son compte et pris le chemin de la sortie.
Enfin seul avec elle, il a souri franchement en remuant des stylos entres les mains. Il lui lança que la loi était un ciel nuageux , mais qu'elle laissait de la place à celles qui préféraient le soleil...à suivre...

