En une journée j'ai eu mon compte de surprises. La première, la plus déconcertante incontestablement et celle qui m'a révélé l'innacceptable. Hé oui je me suis aperçu trés penaud, que je m'obstinais depuis le début, à écrire blogeur et non blogueur.
La voyelle, celle qui donne une autre sonorité au g, indispensable à plus d'un titre, m'a toujours résisté pour des raisons toujours obscures. J'allais, par dépit, reprendre toute ma "littérature" pour corriger cette infamante erreur, mais j'ai vite compris que la correction allait être trés rébarbative.
Par les pouvoirs limités qui me sont conférés, je m'auto décerne un zéro en orthographe, sans oublier qu'à mes heures perdues, je vais devoir recopier autant de fois qu'il le faut la phrase suivante: après le G de blogueur ou blogueuse(et dire que certain(e)s me taxent de sexistes) je dois mettre impérativement la salutaire voyelle U. Promis, si je décide un jour "d'exécuter"(ma peine) ma punition, je ne m'aiderais en aucun cas de l'outil phare de l'informatique, j'ai nommé : le copier-coller
La seconde surprise moins importante que mon omission innomable, j'ai appris qu'enfin!!!... Fidel Castro allait faire valoir ses droits à la retraite. Une retraite qui sera conséquante pécuniairement, croyez moi. Le jovial bonhomme barbu est rentré dans le dur boulot de dictateur depuis prés de 50 ans. Et il n'a laissé personne indifférent à ses nombreuses prestations. Il a cotoyé tous les puissants de ce dernier demi-siecle et a même suivi certains au pas de la marche funèbre(ses potes) à leurs dernières retraites sans soldes.
Batista, Kroutchev, Mao, Kennedy, le Ché, et d'autres maitres du monde ont eu a subir ses raisonnements retors et sa roublardise légendaire. Mais les plus à plaindre se sont ses sujets passifs. Pire que toutes les liquidations physiques dont ils étaient ménacés pour la moindre incartade, ils devaient supporter ses longs discours (le record est de sept heures), où il avait l'art et la manière de savoir menacer tout le monde.
Au vu de son départ surprise, précipité et surtout annoncé, il est certain que les jours, d'un des derniers communistes sur terre, sont comptés. Seule la maladie n'a pas eu peur de se frotter à ce comploteur irascible.
Vivement le renouveau tant attendu, pour que cette paradisiaque île retrouve enfin des couleurs de liberté. Mais rien n'est moins sûr. Son cadet de frère, un vieillard tenace, pas encore touché par toute forme de départ anticipé, moins hâbleur que son aîné mais tout autant féroce, a pris le pays en main pour pérenniser à sa manière l'oeuvre de l'indéboulonnable Maximo.
Viva la revolucion prochaine qui mettra fin à ce cycle infernal de déspotisme et de folie consanguins !

