C'est Coiffé d'une kippa, les yeux embués de larmes et la mine de circonstance, que le président Bush s'est recueilli au mémorial de la shoah à Jérusalem. Passage obligé et incontournable pour toutes les personnalités politiques ou pas, ce mémorial représente pour l'état hébreu la dîme payée par son peuple à travers les siècles et surtout raconte toutes ses souffrances endurées durant la seconde guerre mondiale.
Puis, est venu le temps du sionisme, nourri de sa folie expansionniste et meurtrière, à son tour( par le biais de l'etat d'Israël) a causé d'autres désolations aussi terribles, mais les larmes à leurs sujets sont toujours frappées de censures consensuelles.
Ainsi, le patriote et humaniste Georges Bush a pleuré devant un parterre de dirigeants Israéliens les victimes d'un génocide (shoah) passé, alors que ses troupes, aujourd'hui même, en l'espace de quelques temps, ont rasé des villes entières et tués des centaines de milliers de personnes innocentes dans l'une des plus anciennes civilisations.
En plus d'avoir une mémoire redoutablement selective(voire Irak et Palestine entre autres) elle reste aussi trés courte, car les yankees depuis plus deux siècles ont oublié d'ériger le moindre petit monument commémoratif à la mémoire de millions d'indiens exterminés pour les besoins d'une conquête "civilisationnelle".
Autre bon signe après sa méditation hautement symbolique, son administration vient d'annoncer que la présence américaine en Irak allait se prolonger au moins de dix ans. Au final, le recueillement (de son successeur) tant espéré, devant les dericks à pétrole se fera cette fois-ci, la tête couverte d'un chapeau texan avec des yeux remplies d'une immense allégresse sonnante et trébuchante.

