6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Samedi 05 Mai 2007

Ni la fausse colère de fin de débat, ni l'indignation calculée d'une Ségolène qui cache bien son conservatisme latent, ni encore moins le regard cabotin de Nicolas, "jeune" loup toujours famélique et insatiable , ne peuvent me faire en aucun cas changer d'avis. La poltique reste pour moi une diarrhée verbale constituée de mots creux, de promesses et de bavardage stériles qui ne prêtent pas à conséquence et n'engagent en rien leurs "producteurs".

Prenons un Chirac par exemple, à sa belle époque tout fringant et aussi arrogant que l'actuel Sarkozy. Il avait promis, entre autres (la main sur le coeur) aux Parisiens, pour être élu maire de cette ville, qu'à la fin de son mandat la Seine serait dépolluée et la natation autorisée pour tous les amouureux de la nage en eau douce. Plus de vingt après, le bonhomme a plongé dans d'autres fonctions encore plus importantes et à ce jour, pas le moindre nageur même solitaire n'a été vu à l'horizon de son "serment" mensonger.

Tout ceci se passe dans des pays démocratiques où la sanction du suffrage universel peut tomber à n'importe quel moment sans manipulation ni interventionnisme dirigé. Alors que dire, des discours qu'on nous a servi depuis toujours dans ce pays où le peuple n'a aucun poids ni droits.Commencons par le plus prolixe de tous, Boumediène parlait dans ses discours interminables et ennuyeux de l'Algérie nouvelle qui aurait dû rejoindre en développement l'Espagne (de l'époque) fin 70. Mort en 78,(lui qui avait pris les commandes en 1965) il a laissé comme héritage en place un effroyable état policier gangréné par la corruption de ses proches où les longues queues d'attente pour s'arracher un litre d'huile commençaient à se former à l'aube de toutes les interminables journées "socialistes" fatidiques. Depuis l'Espagne s'est envolée vers des sommets de développement bousculant même au passage le tiercé gagnant de l'Europe miraculée alors que notre pays s'est enfoncé dans un délabrement virtigineux et cinglant.

Puis vinrent Chadli et tous ses autres collègues appariteurs placés presque de force au nom de fins calculs politiciens. Tous nous ont chanté des jours meilleurs dans des surenchères mirobolantes. Chadli rêvait et glorifait l'Algérien nouveau des années quatre vingt. Certes il existe. Il est là sous nos yeux , bien en chair et en os. Inculte, déboussolé, malmené, méprisé, rendu responsable de tous ses malheurs, il traine sa misère à coups de discours encore plus vendeurs, annoncés par des promotions médiatiques finement distillées. Mais rien de concrêt à lui mettre sous la dent. On essaye de temps en temps de le subjuguer voire de le réanimer, en faisant des rotations stratégiques, mais ce sont les mêmes qui continuent à faire tourner l'incontournable machine à salive pour cracher encore mieux sur des engagements jamais tenus.

Logorrhée propre aux funambules de l'ambition, baratin de bonimenteur, babil de camelot... la parole des politiciens reste le meilleur papotage entre gens intéressées uniquement par leur devenir.

publié par BaBa Salem Ressuscité ! dans: baroud
   6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus