Débordé de toutes parts, vie privée étalée au grand jour et instaisfaction populaire, le président Français ressort son atout majeur, l'évitement stratégique en essayant d'aller ouvrir d'autres brèches, trés secondaires.
C'est ainsi que devant le CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France) il vient d'annoncer qu'il ne serra pas la main à des gens qui refusent l'existence de l'etat d'Israël. Comme par hasard cette déclaration a été occultée au profit d'une autre proposition plus insensée encore, à savoir confier à tous les enfants de CM2 la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la shoah.
Avant tout chose, monsieur Sarkozy devrait faire des pressions sur ses amis Israëliens pour que ces derniers acceptent l'existence d'un Etat Palestinien viable à leur côté. Car la douce utopie de rayer de la carte Israël a été complètement écartée même par les plus fervents ennemis de l'etat hebreu. Et même en accomplissant ce miracle trés peu probable, je crois que je n'ai vraiment pas envie moi personnellement de serrer la main à un personnage aussi erratique et trés ambigu.
Quant à sa seconde "grande" idée d'associer les écoles à la mémoire des enfants victimes du génocide, elle a été battue en brêche par tout le monde, enseignants, historiens et même par une partie de la diaspora juive. Une autre pantalonade qui ne fait que confirmer l'inconsistance du plan médiatique qu'essayent de mettre sur pied ses conseillers pour lui éviter le lâchage général.
Le fin stratège de la politique spectacle, a ses derniers temps du souci à se faire. A chacune de ses sorties il se prend magistralement les pieds dans le tapis du revirement de situation pour s'étaler au grand jour devant une population devenue trés sceptique et pas du tout sensible à ses célèbres effets de manche lyriques mais trompeurs.
La politique, plus exactement les mensonges en politique et le l'esbrouffe, dans les pays démocratiques se payent au comptant. Et ce ne sont pas ses nombreux amis milliardaires cette fois-ci, qui vont régler rubis sur l'ongle l'addition du mécontement populaire qui commence à pointer du nez.

