La dernière sortie médiatique du président Sarkozy, donne un peu une idée sur l'irritabilité du bonhomme. "Casse-toi, pauvre con", c'est par cette phrase lapidaire que le président Français a réagi verbalement, à un homme qui ne voulait pas lui serrer la main, ce dernier lui intimant l'ordre de na pas le toucher car il ne voulait pas être sali à son contact. Un rejet épidermique qui a rendu furax le stoïque chef d'état.
Au-delà de la prise de bec trés musclée et anecdotique, entre un simple citoyen et son "président, pour ce qui me concerne, je reste admiratif devant le courage de ce quidam anonyme, provocateur mais téméraire, qui malgré tout n'a pas usé d'insultes lui.
Imaginons un instant, simple fiction (je vous rassure que cela n'arrivera jamais) que des faits similaires se soient passés chez nous, du temps d'un Boumediène ou de l'actuel président. Primo, les images auraient été censurées et mis au pilori sur le champ et deuxio le courageux rebelle se serait fait disparaître à jamais sans donner le moindre indice sur sa dernière et utltime adresse.
Dans ce pays où les gens sont obligés de faire des courbettes devant le moindre fonctionnaire d'état, même le plus salaud, pour sauver leur peau, il est inimaginable de voir un citoyen lever la voix même à l'encontre d'un simple agent de la circulation trés abusif dans ses fonctions.
La peur nous a été inculquée de façon trés méthodique et mieux on observe dans la vie de tous les jours des hommes et femmes faire l'éloge et, pire raconter avec délectation les dépassements arbitraires auxquels ils ont assistés. Une façon de rendre hommage au pouvoir suprême même le plus autocrate.
Chez nous, le commun des mortels est subjugué par la puissance. Et pour cause, il est au quotidien obligé de courber l'échine pour éviter tous genres de tracas. Pour exorciser toutes ses vexations imposées, il se met à rêver de domination en donnant raisons à ses châtieurs.
Il est fort à parier que ce "casse-toi, pauvre con" va devenir un tube de musique planétaire ou une marque déposée qu'un malin va enregistrer sans verser le moindre centime à son auteur. Avec son succés précédent "si tu reviens, j'annule tout" à l'adresse de son ex épouse, le bouillon président aurait pu prendre sa retraite et vivre uniquement de ses droits d'auteur aux côtés de sa belle, mais seul le prestige du pouvoir l'intéresse apparemment.
Dans ce cas, la règle veut que l'homme public averti et démocratique qu'il est, doit être prêt a se voir refuser des poignées de main sans s'énerver et avec le sourire de rigueur.
Certes la démocratie ne permet pas tous les débordements, mais dans ce cas précis elle égaye un tout petit peu la morosité de la chose politique, surtout pour nous autres lointains spectateurs, qui sommes abreuvés sans discontinuité par un discours, tout à la fois inconsistant et débilisant où la moindre petite fantaisie est passible des pires représailles...voire un bannissement mortel.
