90 minutes...chrono..de plaisir !(2)
Délirante descente que celle suivit par la fille en noir. Arrivée au détour d'une ruelle mal éclairée, une voiture au loin lui fit un clin d'oeil par un coup de phare presque imperceptible. Sa respiration s'emballe crescendo au rythme de sa progression jouissive. Quoi de plus normal, lorsqu'on est aux portes du nirvana. La chimie mystérieuse de tout métabolisme le bouscule intérieurement pour mieux lui faire sentir l'importance de l'instant.
La portière du carrosse s'entrouve à peine. L'invitée se glisse instinctivement dans l'écrin de ce bijou fait du nec plus ulta des dernières technologies du parâître et, qui de plus dégage de ses entrailles des senteurs capiteuses, exaltantes et miséricordieusement excitantes. Le ronronement à peine perceptiblee du moteur se met en branle et le tout démarre en trombe vers un endroit mieux abrité, à l'abri des curieux en errance chronique.
Quelques instants plus tard, la berline se range dans une allée paisible. Feux éteints, même le plafonnier n'est plus de mise. Les deux corps s'entrelacent dans un noir total. C'est une vraie course contre la montre qui commence. Réussir la gageure de faire bien et un maximum dans un temps record, les exigeances du moment sont telles.
Quatre vingt dix minutes, c'est à peu prés le temps imparti aux prétendues dévouées visiteuses des lieux de prières du soir par ces périodes de liberté de mouvement du mois "bênit" de jeûne; où le couvre feu des onze autres mois de l'année n'est plus en vigueur.
En une heure et demie de temps il faudra jouer le temps réglémentaire, pratiquer les prolongations et mieux(pire), si la biologie interne l'exige, tirer les pénaltys qui départageront péniblement les deux corps en fusion pour mieux recommencer le lendemain. Un vrai tour de force...à suivre...